Historique de LA BOULE BOURGUESANNE

Un jour de 1916, «  le jeu de grosses boules » apparaît à Bourg Saint Andéol sur la place du Champ de Mars. A l’ombre des platanes les premiers joueurs utilisent des boules en bois cloutées. En 1917, sous la présidence de Mr Duffez dit « Pompon » la Boule Bourguésanne est créée.

Le jeu Lyonnais prend un véritable départ avec la venue de Lucien Clot, un tireur d’une classe exceptionnelle. Il se développe avec des terrains de jeu sur les places du Champ de Mars, de la mairie et sur le quai du midi. Le Champ de Mars est pendant de longues années le théâtre des premiers grands concours organisés par le club. La réalisation d’un revêtement en enrobé de cette place met fin à l’organisation de grandes compétitions en centre ville.

En 1969 le quai Fabry accueille le boulodrome. La Boule Bourguésanne compte un nombre important de joueurs de grande classe. C’est une période faste, les succès sont nombreux.

Le boulodrome sera détruit lors de la construction de la déviation routière de la ville. Il est reconstruit sur un terrain à la confluence du ruisseau de Tourne. Le 2 mars 1986 le nouveau boulodrome est inauguré. Il portera désormais le nom du plus emblématique des présidents : Emile Serméas. C’est une très belle réalisation fort appréciée par les très nombreux joueurs. Il s’y déroulera le fameux Tournoi des As.

Toujours soucieuse d’apporter une dynamique au sport boules la Boule Bourguésanne organise sur ce stade depuis vingt ans une grande compétition féminine, une référence du sport boules féminin. Les meilleures joueuses de l’hexagone sont présentes chaque année. La Fédération Française du Sport Boules a reconnu la qualité de notre compétition en classant notre manifestation dans la catégorie des concours qualificatifs au championnat de France et depuis sa création en 2012 le Super 16 féminin.

 

Le sport boules au féminin :

Naguère, un certain nombre de femmes jouait aux boules. Presque toujours pointeuse dans une quadrette, elles évoluaient au coté de leur mari ou de quelques autres membre de la famille. Une femme qui tirait restait l’exception. Mais, voici quelques années, quelques unes de ces jeunes dames, excellentes joueuses, même au tir pour certaines, commencèrent à lutter pour la « libération de la femme bouliste ». C’était en fait, pour la création d’une licence féminine et de compétition réservée à elles seules. D’autant que, notamment dans le Lyonnais, l’Ain, la Loire, l’Isère existait toute une cohorte de joueuses. La Fédération créa une commission féminine et les premiers concours spécifiques. C’était judicieux : à l’image des autres disciplines sportives, le Sport Boules se devait de donner aux femmes leur indépendance.

La Fédération Française du Sport Boules créa donc une licence féminine. L’afflux fut d’autant plus rapide que beaucoup de jeunes filles avaient participé aux écoles de boules au coté des garçons. Elles possèdent aujourd’hui leur propre calendrier de concours, leur championnat de France, leur championnat d’Europe et du Monde.

Pour Pentecôte, à Lyon elles disputent un concours de niveau international, celui organisé à Bourg Saint Andéol est devenu une référence du sport boules féminin, seule association en France à réunir sur un même week-end l'ensemble des catégories.

Si la France et l’Italie dominent les compétitions internationales, d’autres nations arrivent.

La progression fulgurante et la confirmation du talent des chinoises qui raflent de plus en plus de nombreux titres  mondiaux, d’autres nations telles que la Croatie, la Slovénie ont entr’autres placé la discipline au plus haut niveau. N’oublions pas la Turquie, l’Espagne, la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, valeurs sûres du Sport Boules féminin auxquelles des pays comme le Chili, l’Australie, les USA obtiennent des résultats dans les compétions internationales.

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